Critique : Lucy

Après sa trilogie Arthur & Les Minimoys et les très inégaux « Adèle Blanc-Sec » « The Lady » et « Malavita » Luc Besson nous revient avec un film plus proche de ce qu’on lui connaissait à savoir une Superproduction Hollywoodienne avec à l’affiche deux stars du cinéma Américain : Morgan Freeman et Scarlett Johansson en tête.

Un casting sympathique

Tout d’abord ce qui m’a donné envie d’aller voir ce film, c’est son casting. Freeman, Johansson certes, mais aussi et surtout Min-Sik Choï l’excellent acteur Sud-Coréen de Old Boy. Vous me direz, le casting ne veut pas dire grand chose, car avec Malavita, Besson avait réussi à réunir De Niro, Lee Jones et Pfeiffer mais il n’en a pas fait un chef d’oeuvre pour autant. Malgré cela, ce choix d’acteur me semble bienvenue et la cohésion entre les trois à savoir l’héroïne, le méchant et l’aide intermédiaire est intéressante et maîtrisé. Si Freeman n’avait rien à prouver avec ce film tant il peut jouer n’importe quel type de rôle (le mec est quand même à l’affiche de Winter le dauphin en ce moment…), Scarlett Johansson savait pertinemment que ce film serait l’un des premiers qui la mettrait autant en valeur en tant que premier rôle. Pari en tout cas réussit tant l’actrice de 29 ans maîtrise à la perfection son personnage de femme à l’intelligence inégalée. Quand à Min-Sik Choï, j’espère que ce rôle en amènera d’autres car il est vraiment exceptionnel et j’aimerais le revoir plus souvent dans des films à grand budget pour un public international.

Le Cerveau, la clé de tout

Sans vous spoiler maladroitement, vous comprendrez en regardant la bande annonce que le sujet principal du film est le fait de réussir à maîtriser en totalité son cerveau. On estime qu’un Homme normalement constitué utilise environ seulement 10% de ses capacités cérébrales. L’intrigue du fait se joue sur la question qui nous anime tous « Et si on en maîtrisait 100% ».  Grâce (ou à cause) d’un espèce de contenu chimique hautement illégal et secret enfermé dans son ventre, Lucy réussit à maîtriser au fur et à mesure du temps l’ensemble de ses capacités cérébrales. La question et l’intérêt du film est de savoir ce qu’elle en fait et ce qui lui arrive, bien évidemment.

Action frénétique : temps écoulé

Sans vous en dire plus sur l’avancée du scénario, le véritable point fort de ce film, c’est qu’on ne voit pas le temps passer. Une bonne chose allez-vous me dire. Oui et non. Oui tout d’abord car les nombreuses scènes d’action, impressionnantes, sont très bien réalisés et qu’elles s’emboîtent les unes après les autres de façon cohérente et toujours dans l’optique de nous en apprendre plus. On constate ainsi les avancés du produit chimique sur le cerveau de Lucy et de toutes les aptitudes que cela lui confère. Jusqu’au dénouement final. Mais voilà le hic. Ce dénouement arrive bien trop vite à mon avis. Imaginez. Un sujet aussi complexe et captivant que celui du cerveau humain et des ses capacités, torché en à peine 1h30 (générique compris et comme on est pas dans un Marvel, y’a pas de scènes supplémentaires). Il y a de quoi énerver, surtout quand on a l’impression que Besson a parfois géré trop hâtivement son sujet et n’a pas voulu en dire plus. Il nous laisse sur notre faim et c’est bien dommage car cela faisait longtemps qu’il ne nous avait pas ouvert autant l’appétit.

Conclusion

Un bon petit film de Luc Besson à voir et revoir à sa sortie en Blu-Ray mais qui ne fera pas parti de sa top filmographie derrières les intouchables « Léon », « Nikita » et « Le cinquième élément » dans mon cœur. Mais on est sur la bonne voie pour un retour au top !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Design Downloaded from free wordpress themes download | free website templates download | Free Photoshop Brushes.