Critique : Taken 3

Bryan Mills. Vous connaissez certainement ce nom et ce prénom. Incarné à l’écran par le vétéran de guerre à la mode : Liam Neeson. Ce personnage subit depuis ses débuts en 2008 des déboires avec les pires mafieux des pays de l’est qui lui ont enlevé tour à tour sa fille (Taken), son ex-femme et lui-même (Taken 2) et qui désormais ont abattu son épouse. En clair, l’ex-agent des services spéciaux américains n’a pas de chance. Mais est-ce que ce troisième (et dernier ?) long métrage s’inscrit dans une lignée similaire à ses prédécesseurs et vaut une fois encore la peine de se déplacer ?

Tekken 3

Bon, autant l’avoué tout de suite, quand on va au cinéma pour voir Taken, on y va pas pour s’interroger sur la conscience humaine, les déboires de notre civilisation ou la pensée néo-intégriste des peuples de lointaines contrées. On y va pour voir de la bagarre, de la vraie ! Une fois encore, la mission est réussie et le réalisateur Olivier Mégaton (Le Transporteur III, Colombiana entre autres) nous en met plein la vue à coup de fusillades, de courses poursuites et de clés de bras dont on aime la présence. Liam Neeson a beau avoir 62 ans, il se bat avec fougue et technique et bien qu’on aperçoit en regardant bien la présence à de nombreuses reprises d’une doublure, il faut avouer que le mec envoie du lourd. Il réussit à mettre ses adversaires K.O. Pas seulement grâce à sa force, mais aussi grâce à une certaine allure et à un charisme de dingue que toutes les mamans de 40 ans doivent overkiffer. Et nous de notre côté on se surprend à soupirer un « putain j’aimerais bien avoir un père comme ça ». C’est vrai, il faut avouer que recevoir un coup de fil de votre père vous disant « surtout ne bouge pas, je viens te sauver la vie avec mon gros pistolet et mes muscles » ça fait rêver…Mais bref, je m’éloigne là. Quoi qu’il en soit, du côté purement action, le film s’en sort, une fois encore avec brio, et pas besoin de sang ou de démembrement, on veut juste voir Mills foutre une raclée à tous ces mafieux Russes, une bonne fois pour toute.

J’t’ai Ken toi !

Mis à part ce titre extrêmement drôle, il faut avouer qu’à l’instar des films d’action des années 90, Taken mélange habilement suspense (à petite dose car on se doute rapidement ce qu’il va se passer), action / explosion, humour et retournements de situations. Si je ne peux, bien évidemment, pas vous révéler le pourquoi du comment pour éviter de vous dévoiler les surprises de cette intrigue, je peux au moins vous avouer que oui, à l’inverse du second épisode qui campait sur une histoire classique de vengeance, ce troisième opus joue la carte d’un pitch en décalage de ces prédécesseurs. Comme l’a avoué lui-même Liam Neeson, son personnage n’est plus un chasseur mais désormais une proie. Ceci amenant cela, la façon dont les choses vont se dérouler ne seront pas les-mêmes qu’auparavant. D’ailleurs le film ne devrait même presque plus s’appeler « Taken » (à traduire par Kidnappé en français) car le sens du mot ne retrouve pas son véritable sens dans ce film. Vous pouvez même le comprendre simplement en regardant la bande annonce, Mills ne recherche pas une personne qui a été kidnappé, il veut juste trouver les assassins de son ex-femme et comprendre pourquoi on cherche à l’accuser de ce meurtre. En bref, ce film s’appellerait autrement qu’il n’y aurait pas de problème. On fait un peu une suite pour le pognon quoi et seuls les protagonistes ont quelque chose qui ressemble aux anciens épisodes. Dommage, et même si on se doute qu’il était compliqué de refaire encore kidnapper quelqu’un de l’entourage de Mills, on aurait souhaité tout de même un peu plus de fraîcheur et de rebondissements.

À part ça ?

On pourrait parler du casting où l’on retrouve au côté de Neeson une belle brochette d’acteurs. Sa femme Lénore est toujours interprétée par la divine Famke Janssen et sa fille Kim par la non moins magnifique Maggie Grace. Ce troisième épisode permet néanmoins de voir une confrontation intéressante entre Bryan Mills et le Sergent Franck Dotzler aka l’excellent Forest Whitaker. Le gars est un habitué des rôles de flic intègre et qui font bien leur boulot, donc on est content de le voir là mais aucunement surpris. Malgré cela, les quelques punchlines que les deux mecs s’envoient tout au long du film font souvent sourire et amènent une touche sympathique au long métrage. On retrouve également Dougray Scott (Desperate Housewives, Hitman, Hemlock Grove) et Andrew Howard, un mec que j’aime beaucoup et qu’on voit trop peu à mon goût (Limitless, Very Bad Trip 2). Enfin, comme d’habitude, si la réalisation a été confié à Olivier Mégaton, c’est bien Luc Besson qui s’est occupé de l’écriture du scénario mais aussi de la production du film. Et ça se ressent beaucoup, beaucoup, beaucoup. Mais c’est plutôt bon signe.

 

Conclusion :

Si vous avez aimé les deux premiers Taken, vous aimerez ce dernier opus. Pas de nouveauté, plus de kidnapping mais toujours un Bryan Mills (et accessoirement Liam Neeson) au top de sa forme qui vous fera passer un moment très agréable. Néanmoins, là où on perd sur certains points, on gagne sur d’autres et le grand spectacle est encore plus au rendez-vous cette fois-ci, dépassant de ce point de vue ses prédécesseurs. Quelques retournements de situation bienvenus sont également à noter et on se quitte en bon terme avec notre ancien agent qui en aura vu de toutes les couleurs. Merci Bryan et qui sait, peut-être à bientôt !

One Response to Critique : Taken 3

  1. Wilma dit :

    Heck of a job there, it abtesuloly helps me out.

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